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Femmes et sciences : entre avancées et défis persistants

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À l’occasion de la Journée internationale des femmes et des filles de
science, le regard se tourne sur la place des femmes dans les carrières
scientifiques. Les chiffres récents montrent que, malgré des décennies
de progrès, les inégalités persistent.

Moins d’un tiers des chercheurs sont des femmes. En France, les écarts se
font sentir quand on sait que la direction des filières scientifiques reste
également majoritairement masculine : à peine 1 dirigeante sur 10. Le
carcans persistent dans les plus hautes instances académiques, l’éceuil est
palpable : seulement 18 % des membres des Académies des sciences sont
des femmes.

Ces chiffres traduisent ce que les sociologues appellent le « leaky pipeline » :
plus les carrières progressent, moins il y a de femmes. Les causes sont
multiples : stéréotypes de genre, conditions de travail exigeantes, contraintes
familiales et mécanismes institutionnels qui invisibilisent ou ralentissent les
parcours féminins.

Des parcours souvent invisibilisés

L’histoire regorge d’exemples de femmes dont les travaux ont été minorés ou
attribués à des hommes. Hedy Lamarr, actrice et inventrice, a co-développé le
principe de transmission de signaux par saut de fréquence, aujourd’hui
fondamental pour le Wi-Fi et le Bluetooth, mais son rôle a été longtemps
éclipsé par son image de star hollywoodienne.

En France, Marthe Gautier, médecin et chercheuse, a identifié le chromosome
surnuméraire à l’origine de la trisomie 21. Sa découverte a initialement été
attribuée à son collègue masculin, et il a fallu plusieurs décennies pour que
son rôle soit pleinement reconnu.

Alice Maria Arnaud Recoque illustre également cette invisibilisation dans le
domaine de l’informatique et des architectures d’ordinateur. Née en 1929 en
Algérie, elle fait partie des rares ingénieures de sa génération à intégrer
l’ESPCI à Paris et contribue à des projets majeurs, comme le développement
des premiers mini-ordinateurs et l’ancêtre du Wi-Fi. Elle participe aussi à la
réflexion sur l’intelligence artificielle et à la création de la CNIL, bien avant que
ces sujets n’entrent dans le débat public. Malgré cela, son rôle reste
largement méconnu, effacé par l’histoire officielle et la culture professionnelle
dominée par les hommes.

Ces situations illustrent l’« effet Matilda », phénomène par lequel les
contributions féminines sont invisibilisées ou minimisées, même aujourd’hui.

Obstacles contemporains

Les discriminations ne sont pas toujours explicites. Selon la sociologue Nicky
Le Feuvre, les carrières scientifiques sont façonnées par des « régimes de
genre » : exigences de disponibilité, mobilité internationale, multiplication des
publications… Autant de conditions qui désavantagent les femmes, plus
souvent chargées du travail domestique et familial.

Dès l’école, les filles sont exposées à des messages contradictoires. Les
filières scientifiques sont souvent perçues comme masculines et compétitives,
tandis que les qualités jugées « relationnelles » ou « littéraires » sont
valorisées chez les filles. Ces biais influencent les choix d’orientation et se
prolongent tout au long de la carrière.

Vers une meilleure visibilité et inclusion

Pour contrer ces inégalités, plusieurs initiatives voient le jour. Des élans
associatifs comeme “le Projet Matilda” valorise les femmes en sciences et
propose des modèles inspirants aux jeunes chercheuses. Des ouvrages
comme « Les filles sont parfaites pour les sciences ! » ou l’inscription des
noms des femmes sur la tour Eiffel célèbrent la visibilité des femmes et
rappellent l’importance de reconnaître leur rôle.

Ces actions montrent qu’il est possible de repenser les représentations et
d’inspirer la prochaine génération. La reconnaissance des contributions
féminines, la visibilité dans les médias et l’égalité des conditions de travail
sont essentielles pour bâtir une communauté scientifique réellement inclusive.

Un appel à l’action

Les chiffres sont clairs, mais l’histoire et les initiatives montrent que le
changement est possible. Pour les jeunes femmes et hommes d’aujourd’hui,
comprendre ces enjeux, s’engager et soutenir l’égalité dans les sciences est
essentiel. Les femmes ont toujours contribué à la science, souvent dans
l’ombre. Aujourd’hui, l’enjeu est de transformer les pratiques institutionnelles
et culturelles pour que les obstacles disparaissent. Encourager les vocations,
valoriser les modèles féminins et réparer les injustices historiques est
essentiel pour construire un avenir scientifique plus juste et diversifié.

Notre quotidien en études supérieures peut
être très difficile en ce qui concerne nos interactions sociales. Nous passons
d’un quotidien où le plus souvent notre établissement scolaire n’est pas très
loin de notre lieu d’habitation, avec des camarades que nous voyons tous les
jours et avec lesquels on peut tisser des liens plus facilement grâce au fait
qu’on se voit quotidiennement, et enfin, ce sont généralement des gens de
notre ville (ou pas très loin) avec qui on a parfois grandi, ce qui nous permet
de nous voir plus facilement en dehors des cours.

Cependant, avec les études supérieures, ce quotidien avec lequel nous étions
familiarisés, est bouleversé. On se retrouve dans un nouvel environnement.
On se retrouve alors désorienté. Les cours ne sont plus configurés de la
même manière qu’au lycée : cours magistraux, travaux dirigés… Et en plus de
cela, on fait désormais partie d’une promo. Les cours à la fac ne sont pas fait
de manière à ce qu’on puisse se créer une routine où on voit les mêmes
personnes tous les jours comme au lycée.

Mais si on écoute les dires des personnes plus âgées, ils disent souvent que
les années à l’université, ce sont les années où tu rencontres des amis pour la
vie voire le lieu où tu rencontres ton partenaire. Mais comment ont-ils fait pour
établir ces liens sociaux à l’université ? Est-ce encore réaliste de penser que
l’université est un lieu propice pour faire des rencontres durables ?

C’est ce qu’on va voir dans la suite cet article !

Le passage du lycée à l’université : un manque d’interaction criant

Lors de mon entrée à l’université, j’étais stressée, mais j’avais également hâte
de commencer cette nouvelle étape de ma vie ! J’avais une image préconçue
de la fac, construite par tout ce que j’avais entendu de certains proches qui
étaient passés par là. Mais aussi par les contenus que l’on peut retrouver sur
les réseaux sociaux, comme des vlogs où les gens filmaient leur quotidien à
l’université. Le plus souvent, ils racontent et montrent des aspects très positifs
de leur vie à la fac.

Durant mon premier semestre, je me souviens que malgré le fait que je tentais
d’interagir avec les gens de ma promo ou de mes groupes de travaux dirigés,
je sentais que ce n’était pas pareil qu’au lycée. On ne venait pas tous de la
même origine sociale, de la même région ou de la même ville. On n’avait pas
toutes les mêmes références culturelles et ça, je le ressentais.

J’ai alors passé ce semestre plutôt seule, ce qui ne me dérangeait pas
forcément, car je savais aussi que je pouvais toujours parler avec mes amis
du lycée en dehors des cours ou par message. Mais il faut l’avouer, nos
interactions n’étaient plus les mêmes car nous faisons des études différentes,
avec des emplois du temps différents, ce qui nous restreint beaucoup à
n’utiliser que le smartphone afin de communiquer plutôt que de se voir
physiquement.

J’ai alors essayé de réfléchir à comment je pouvais faire pour que mes
années universitaires deviennent semblables à cette image que j’avais en
tête…

Établir des liens sociaux à l’université

Changer sa perspective

Après m’être accoutumée avec mon quotidien à la fac (les partiels, les
emplois du temps, les cours magistraux, etc.), j’ai commencé à un peu plus
m’ouvrir aux personnes. Certes, ce n’est pas comme le lycée où tu as le
temps de créer une amitié durant 9 mois avec un camarade de classe, mais il
faut voir cela d’une autre perspective.

L’un des avantages de la fac est que tu peux en une année découvrir plus de
personnes et donc optimiser tes chances de découvrir des personnes qui te
correspondent. Notamment grâce aux changements des emplois du temps
avant chaque semestre. Cela m’a permis à mon second semestre de trouver
des personnes qui me correspondent plus. Il faut donc avoir une approche
différente à l’université. Ne pas se renfermer dans l’idée qu’il n’y a personne
avec qui on peut s’entendre, car le plus souvent, on ne connaît pas encore
toute notre promotion. Il faut donc être patient et ne pas perdre espoir de faire
de belles rencontres.

Les associations étudiantes

Ensuite, j’ai décidé de rejoindre une association étudiante, initialement dans le
but d’acquérir de l’expérience. J’ai en effet acquis énormément d’expérience,
mais je me suis surtout fait de très bons amis. Rejoindre une association
étudiante est un très bon moyen de se faire des amis, mais aussi un réseau.

On choisit une association, car on y trouve un intérêt, qui lui est commun aux
autres membres de l’association ce qui favorise les interactions sociales, car il
y aura déjà au moins un sujet de conversation autour de cet intérêt-là. Selon
moi, c’est le meilleur moyen de faire des rencontres à l’université. Et il y en a
pour tout le monde : associations sur la diplomatie, l’éloquence, culturelles, à
propos d’une filière… C’est sûr que vous allez trouver votre bonheur ! Et notez
qu’il y a beaucoup d’associations étudiantes qui acceptent des étudiants de
toute université ou formations confondues !

Regarder les mails de sa fac !

Enfin, il faut faire attention aux événements que votre fac met en place. Je
sais que beaucoup d’étudiants ne regardent pas attentivement les mails que
l’université envoie, et moi la première. Mais il faut de temps en temps les
regarder, il y a des événements plutôt intéressants qui permettent de faire de nouvelles rencontres au sein de votre fac. Il faut aussi prendre le temps de
regarder les différentes affiches qu’il y a dans les couloirs de votre fac. Il s’y
cache peut-être la promotion d’un événement du type afterwork où vous
pouvez rencontrer des nouvelles personnes de votre fac en dehors du cadre
universitaire, ou parfois même un voyage étudiant.

Pour finir quelques conseils !

Tout d’abord, il ne faut pas se mettre la pression pour trouver absolument des
amis à la fac. Il faut être patient et ouvert à de nouvelles interactions. La fac
ne ressemble pas tout à fait à l’image dont on se fait. Et c’est normal qu’on ait
besoin d’avoir un temps d’adaptation surtout si c’est notre première année en
étude supérieure.

Ensuite, il faut aussi oser initier une conversation avec quelqu’un de temps en
temps. Je sais que ça peut être difficile pour certains, mais parfois, il faut
passer outre cette peur. Il y a beaucoup de gens à la fac qui sont dans la
même situation, donc il ne faut pas avoir peur du jugement.

Aussi, n’hésite pas à aller dans des événements étudiants. Parfois, être dans
un autre cadre que celui universitaire peut aider à faire des rencontres. Que
ce soit des afterwork, des concerts étudiants ou des ateliers par exemple.

Enfin, pour participer à ces événements, il faut avant tout y être au courant. À
la fac, essaye d’être le plus informé possible. Renseigne-toi sur l’existence
d’un groupe WhatsApp de promo ou de filière. Recherche des comptes sur les
réseaux sociaux des associations ou BDE de ta fac. Et recherche aussi des
comptes pour les étudiants de ta région (par exemple à Paris, il y a le compte
de La Maison de La Vie Étudiante qui partage beaucoup d’événements et des
bons plans pour les étudiants.).

— Article rédigé par Esther Gilles

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