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Comment définit-on la jeunesse en 2025 ? 

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Dans les médias, on entend souvent le mot « jeuness » sans réellement savoir tout ce que ce terme englobe. Quand on parle de la jeunesse, on se fait souvent une image mentale d’un groupe homogène de personnes dans la “fleur de l’âge”, portées par une ambition commune. 

Mais, la jeunesse peut-elle seulement se définir par l’âge ou la génération ? Je me suis interrogée sur la question aujourd’hui et j’ai recueilli diverses opinions sur ce que ce mot signifie pour les personnes de nos jours. 

Une définition classique

Le dictionnaire Larousse donne plusieurs définitions de ce qu’est la jeunesse : “Période de la vie humaine comprise entre l’enfance et l’âge mûr”, “Fait d’être jeune ou d’être formé de personnes jeunes pour un groupe” ou encore “Ensemble des jeunes, ou des enfants et des adolescents”. 

Globalement, l’idée principale qui en ressort est la dimension de l’âge, sans pour autant donner une limite précise à partir de laquelle nous ne sommes plus “jeunes”. 

     

Parmi les réponses collectées, une certaine confusion est redondante. Près de la moitié des personnes interrogées (entre 18-24 ans) considèrent que la jeunesse ne peut pas seulement se définir par l’âge. A l’inverse, ceux et celles qui pensent que c’est le cas sont confus quant aux âges limites de cette phase. Certains situent la jeunesse en dessous de 30 ans, tandis que d’autres en sont moins certains et pensent que l’âge mental doit aussi entrer en compte.

Un glissement sémantique vers une des questions plus engagées

Sur internet, les frontières sont floues lorsqu’on parle de générations : les termes “millennials”, “gen z” et “gen alpha » ressortent fréquemment, avec de nombreux débats sur les années de naissance qui correspondraient à chaque “génération ». 

Si nous nous en tenons aux définitions strictes, les millennials se rapportent aux personnes nées entre le début des années 1980 et la fin des années 1990, les gen z à celles nées entre 2000 et le début des années 2010, et la gen alpha à partir de 2010. 

Cependant, nous pouvons nous accorder pour dire que ces bornes ne paraissent pas évidentes dans la vraie vie et qu’elles correspondraient plus à une catégorisation pour le “lore” d’internet.

      

La démarcation se trouve en réalité souvent davantage au niveau des références communes, des “refs” avec lesquelles nous avons grandi communément et dans lesquelles on se retrouve. 

Ainsi, la jeunesse prend aussi aujourd’hui, malgré elle, une dimension d’engagement. Le flou autour de cette définition est en grande partie dû à un élan porté par les jeunes générations de cohésion, de fédérer ensemble à travers une culture, des références et des valeurs communes. 

L’ambiguïté autour du nom est probablement aussi liée à ce point, puisque les trentenaires actuels sont nés dans la même décennie que les personnes de la vingtaine, et ont par conséquent grandi avec les mêmes références et les mêmes événements. « 

Une génération d’après COVID-19

Un autre aspect, en lien avec le point précédent, est la pandémie qui a touché le monde en 2020. Les enfants, adolescents et jeunes adultes de l’époque se sont retrouvés complètement déboussolés à leur sortie de confinement, en décalage avec la société. Que ce soit dans leurs interactions sociales, leur relation avec les écrans, il y a eu une rupture avec l’avant pandémie. 

      

De la même façon, ces 2 années « dérobées » ont semblé comme une pause dans nos vies, bien que le temps ait quant à lui bel et bien avancé. Ce phénomène a éminemment modifié notre perception du temps, avec une impression globale qu’il passe plus vite, mais aussi que notre état mental n’avance pas au même rythme. Combien de fois ai-je entendu des personnes de mon entourage me dire : “Le temps passe trop vite” ou bien “J’ai l’impression de toujours avoir [tel] âge”. La plupart des adolescents et jeunes adultes de l’époque ont bien grandi, mais se donnent souvent 2 ans de moins que leur âge réel en termes d’état d’esprit, avec des centres d’intérêt qui sont les mêmes que les plus jeunes. 

En bref...

La vision de la jeunesse en 2025 semble donc plus complexe que prévue. Elle ne peut plus se réduire à une simple donnée démographique, mais apparaît plutôt comme un espace commun façonné par des expériences partagées, des valeurs autour desquelles se rassembler.

Son évolution est également marquée par des événements majeurs comme la pandémie du COVID-19, témoins d’une époque qui s’ancre dans la culture commune dans laquelle on peut se reconnaître. 

     

Être jeune aujourd’hui, c’est un état d’esprit, une façon de questionner son époque. La jeunesse paraît alors non pas comme un moment de la vie qui s’achève, mais qui évolue et unit ceux qui y reconnaissent une part d’eux-mêmes.

— Article rédigé par Louise YOU —

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